vendredi 18 mai 2018

Tranches de vie...( 29 )

Bonne fin de semaine et bonne lecture...


Tous ces ingrédients sévèrement surveillés par les deux ou trois « artistes » tapissiers du village qui allaient en faire des merveilles ! Des tapisseries en sciure ou fleurs , mosaïques ou thèmes comme la communion, l’Esprit, le vin, le raisin surtout, le pain, etc… toutes ces thématiques bibliques connues de chacun, que l’on allait retrouver sur le sol juste devant ces autels d’un jour. Remarquables tableaux d’un jour, d’une beauté et d’une perfection rare… cela ne pouvait que susciter l’admiration !
Notez que, ce qui, par la suite, une fois que j’ai personnellement connu cette tradition, me mettait dans une rogne incroyable quand le curé, les servants de messe les piétinaient en n’ayant aucun respect pour ces œuvres d’art, souvent je traînais après le passage de la procession et je remettais tant bien que mal fleurs et couleurs en état, du mieux que je le pouvais…
C’était grandiose, croyez moi, une des fêtes et cérémonies dont je ne peux épurer ma mémoire, et par un miracle, cela a recommencé sous une forme un peu plus réduite, depuis le début des années Deux-mille.(je reviendrais sur le sujet...)
Revenons aux mœurs et coutumes. En ces temps- d’après guerre la croyance, catholique, pour ce qui concerne nos familles, était au plus fort. Ce dimanche de la Fête Dieu il y a eu jusqu’à six voire sept autels construits spécialement pour cette journée et répartis dans le village sur toute sa longueur et largeur, il y en avait un de construit au sein même de l’usine.
Après avoir défilé en martelant les tambours, grand-père Pierre rentrait vite chez Rosalie et après une petite collation repartait pour rejoindre l’ensemble de l’harmonie qui allait être en tête de la « procession, puis, menée par le « garde suisse et deux servants de messe qui portaient les lanternes puis ceux qui étaient à la tâche du port de la « croix » de l’encensoir et du bénitier, suivait le « ciel » ( de Himmel !) , le « dais » de couleur dorée et avec des plumes disposés sur ses angles et au centre…, porté par les « pompiers volontaires » du village, en uniforme de parade, et derrière lequel prenaient la file , la chorale et le chantre, donc en l’occurrence comme je le mentionnais déjà, c’était la place de mon grand-père Joseph… du temps de son vivant.
Quelques années plus tard mon papa, Aloyse, était en belle place car pour les hymnes, chantés lors de la traversée du village, ce fût lui qui les entonna quelques années durant…. Pange lingua, Te Deum, Tantum ergo, de belles pièces chorales à quatre voix… qui étaient, à chaque arrêt devant les autels-reposoirs reprises, de façon répétitive mais pas du tout lassante, par les fidèles et la chorale.

2 commentaires:

  1. Quel plaisir de savoir que la coutume a repris.
    Avec autant de ferveur ?

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  2. oui Anne, il y a deux ans, plus de mille avaient fait le déplacement et participé à la messe en plein air et à la procession jusqu'à l'église où les "anciens et récents" ont remonté l'autel en cristal datant de 1900...c'est un plaisir et cela suscite effectivement une ferveur renouvelée et "contagieuse"...
    Bon dimanche de Pentecôte !!!

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