mardi 20 mars 2018

Tranches de vie...( 22 )

Bonjour !

Belle journée de "presque printemps" dehors... Bonne lecture.


Après les années de guerre…
Et en 1918, l’Alsace- Lorraine redevint française – l’usine de cristal continua son activité et sa notoriété grandissait. On ne parla, après le traité de Versailles, que de : «  l’Alsace – Moselle » car les parties de la Lorraine non annexées ne passaient pas d’un régime à l’autre, il n’en reste pas moins que beaucoup, encore aujourd’hui, ne connaissent de leurs voisins, et ce même dans les familles, que ce qu’il « fallait » et « pas plus qu’il n’en faut », car cette période a été difficile même dans l’acceptation personnelle de chacune et chacun.
Louise, Rosalie, Pierre et Joseph avançaient tous les quatre en âge et étaient aux alentours de leurs vingt ans à la fin de la Première guerre. Des oncles avaient laissé leur vie pour « pas grand chose » dans cet événement, leurs parents étaient restés assez loin des combats et dans l’ensemble  « inactifs » , car peu de travail, pas d’argent … une période terrible, mais ils ont « survécu » disait mon grand –père Pierre.
Dans les familles de Louise, Rosalie, Pierre et Joseph, la première guerre (mondiale) est passée sans être la catastrophe qu’elle fût pour bon nombre, les villages aussi furent épargnés. D’ailleurs pour cette raison, et ce surtout dans les familles de Louise et Joseph la foi, la religion catholique pratiquée évita que l’on en parlât et quelques souvenirs narrés mis à part, même Pierre ou certainement aussi Joseph, eux-mêmes n’y firent guère référence.
Pierre, quelques fois, parlait de Verdun, mais avec des mots que je ne comprenais pas vraiment, mais ça nous y reviendrons aussi. Joseph était resté dans le village, la grande usine avait changé de propriétaires, ce furent bien évidemment des allemands de la bourgeoisie qui occupèrent surtout les dépendances immobilières de la grande usine. Pendant la guerre, il n’y avait pas vraiment du travail pour les presque deux-mille personnes qui attendaient de meilleures périodes à se mettre sous la dent. On s’en sortait de la meilleure façon qu’on trouvait et ce furent des années terribles pendant lesquelles chacun devait subvenir à ses propres besoins.
Les relations entre les familles grandissaient dans leur qualité, de ce fait et l’entraide était de mise. On partageait, ont s’aidait pour tout, les hommes entre eux et les femmes aussi, il était d’usage de faire la couture, de tricoter, de bricoler dans une parfaite harmonie et ainsi dans la famille il n’était pas du tout grave ou encore motif de jalousie de posséder les mêmes buffets de salle à manger, les mêmes ensembles de lits jumeaux, les grands coins de cuisine avec les bancs parfois les motifs de décoration des portes de meubles étaient un peu plus sophistiqués… Joseph, avec son cousin, Léon, en fabriquaient d'ailleurs et il y en avait des quasi ressemblants dans plusieurs intérieurs de la famille entière, des buffets aux portes ciselées, des chaises cannelées, des tables carrées, rectangulaires avec pied central ou pieds normaux, des lits et beaucoup d'autres réalisations qui ont rendu fiers leurs enfants, jusqu'à nous, aujourd'hui.
A très vite !

7 commentaires:

  1. Jolie photo pour un joli sujet...
    Tes textes, distillés petit bout par petit bout, me font penser à un puzzle que le lecteur doit mettre en place au fil des publications...
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    :)

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    1. Merci, je fais de mon mieux, voilà le type de commentaire que je souhaite, rapport à l'écrit et à l'histoire. Je ne suis pas romancier, je ne veux pas l'être dans ce cas présent et finalement cette façon de faire, bout d'histoire après bout, sans trop faire attention à la chronologie mais en ne perdant pas le fil conducteur, me semble idéale pour ce que je fais... Il me manque d'autres commentaires avisés, une certaine Rosa, Noëlle, Françoise(s), Océane, Anne des..., des gars il n'y en a pas eu beaucoup....;(...
      mais nous verrons à la fin, s'il y en a une un jour, ce que cela aura donné.
      Bises ma chère Anne !

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    2. Evidemment je n'ai pas oublié Louis-Paul...!!

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    3. Un peu comme au cours d'une veillée, quand Papy raconte autour du feu... :D
      Bises

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  2. A propos de la photo : c'est la bourgade de Bitche, (d'où Bitcherland) et la vue est prise à partir de la grande et belle Citadelle...

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  3. J'aime lire ces souvenirs.... moi, je rédige quelques textes de souvenirs pour mes petits-enfants :-)

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    1. C'est une sorte de thérapie et surtout un plaisir, il faut continuer Suzanne...
      merci de ton passage

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