lundi 12 février 2018

Tranches de vie...( 17 )


Rosalie… la vie dans le village d’à côté…
Sur le retour de l'usine, en passant à quelques ruelles de chez eux, Pierre aperçut comme souvent cette jolie petite fille qu'il aimait bien et qu'il ne manquait jamais d'embêter quand il osait, sur le chemin de l'école. Il la regardait jouer le plus souvent possible, mais n'osait pas trop encore l'approcher car même rebelle Pierre était un tant soit peu intimidé par cette petite, un peu potelée mais tellement vivante: Rosalie, elle n'avait plus qu'une année de scolarité à finir et elle pourrait aider ses parents pour l'élevage et la préparation des viandes pour la boucherie de l'oncle où sa maman travaillait. 
Après avoir sauté du chariot, d’un geste timide de la main, Pierre la salua rapidement ainsi que sa maman et puis s'approcha assez près, et lui glissa quelques mots à l’oreille, certainement gentils, car Rosalie souriait quand il s’en alla en sautillant sur le chemin vers sa maison… Elle vivait dans une maison attenante à leur grande étable et donnant par l'arrière sur les prés et pâtures de leur ferme. Elle savait déjà prendre en main certaines « corvées » à la ferme, comme la distribution de foin, ouvrir les robinets pour alimenter les abreuvoirs et aider maman à la traite.
Elle passait souvent des heures à regarder et parler aux animaux, elle aimait moins les cochons quand ils étaient grands mais les portait avec amour quand ils étaient tout petits et allaités par leur mères. Le reste du temps elle s'adonnait au tricot, comme sa maman et sa grand-maman, une tradition dans la famille, et à aider aux tâches ménagères, balayer devant la porte, la petite cour qui donnait sur la rue qui menait au centre du village.
Le papa de Rosalie était éleveur. Dans la famille on comptait au nombre des différents oncles, un boucher-charcutier et cela donnait aux parents de Pierre un intérêt pour vivre bien de leur activité journalière, car bien sûr le boucher était aussi leur client.
En ce temps là, la boucherie du village était quelque chose de très important, de plus que vital, car le boucher, non seulement faisait son travail de charcutier, mais très souvent c’était lui qui tuait les bêtes, vaches, bœufs, taureaux, cochon, que les éleveurs et aussi les particuliers qui en avaient les moyens, élevaient dans leurs petites étables et dépendances modestes que leur mettait aussi à disposition, l’usine où ils étaient ouvriers.
.../...
Bonne journée !

2 commentaires:

  1. ...le boucher, non seulement faisait son travail de charcutier, mais très souvent c’était lui qui tuait les bêtes....
    Que les temps ont changé.... :-)

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