vendredi 2 février 2018

Tranches de vie... (14)

et voilà la suite...

Pierre du village d’à côté…
A peine sorti de la rue principale, traversant le village et très longue, plus de deux kilomètres, du « village d'à côté », on passe une petite colline et du haut du surplomb on aperçoit, par journées de beau temps, le clocher en pointe ronde et bombée de la "cathédrale en grés rouge" du village de la vallée.
Les différents rectangles et carrés en tons de rose et de rouge des pierres de grès lui donnait une majesté sans pareil. Son toit en tuiles revêtues de métal émaillé, par moments colorées de façon étonnante en tons or, vert, rouge et formant des motifs, lui donnait un air de jamais vu et c'est une partie de ce qui fait encore de nos jours son charme à cette église construite encore au dix-huitième siècle sur une des collines de ce joli village industriel.
En orientant le regard vers la gauche , un peu plus loin sur la route, un chemin de forêt amélioré de gros cailloux écrasés, on apercevait de temps à autre au travers d'une trouée dans la forêt de sapins et d'épicéas, quelques uns des toits, tuilés ou recouvert de plaques de tôle ondulée, de l'usine. On voyait aussi le toit de la halle verrière qui dominait de quelques mètres le reste des bâtiments. Son ossature en poutrelles d'acier peintes ressortait en se distinguant vraiment du cadre tranquille des maisons accolées du village et attestait de la présence réelle de l'usine « à cristal ».  
Le village ne comptait pas ou très peu de maisons individuelles car les petits immeubles construits autour de ceux de l'immeuble, l'avaient été pour loger principalement les travailleurs, d'ailleurs ces derniers ne payaient pas de loyer et l'on considérait que c'était part de leur salaire que de bénéficier d'un logis. Cette pratique a duré pendant des années et il semble que c'était de façon unanime, adopté par la population, cela créait aussi des différends entre les gens qui venaient d'à côté pour travailler. Les directeurs, et patrons ainsi que les "chefs" avaient eux des logements importants, pour la plupart vastes et confortables, comparé aux ouvriers, mais là aussi, il sera temps d'en parler plus tard...

Après une descente en méandres assez sévères, pour aller dans le village, de facto il fallait descendre quel que fut le point cardinal de départ. La route conduisait à la partie la plus éloignée du village mais déjà intégrée, là où se trouvait le moulin, près de la rivière qui traversait l'usine et à fortiori le village, construits le long de cette dernière. Le village était situé dans la « vallée des moines » en patois : « Mönch Tal » et a été appelé par déformation, « Münstal ». Pendant longtemps, personnellement je croyais que c'était à cause de la rivière qui traversait le village que j'ai baptisé, peut-être par oui-dire, « Münz », cela restera une énigme... les deux versions semblent courantes et acceptées l'une comme l'autre et plus grand monde à ce jour ne recherche à ce sujet. Alors laissons cette problématique en plan car finalement elle n'influence ni l'histoire, ni la famille .
.../...
nb : constat : finalement, je ne suis pas très heureux du résultat de mes publications, mais il n'y aura pas d'arrêt cette fois - ci, je continue. Alors à très vite ! Merci à celles qui s'accrochent et me font un énorme plaisir.

3 commentaires:

  1. "Pierre du village d'à côté"... et finalement point de Pierre dans le texte si ce n'est celle(s) de la cathédrale. Qu'importe... cette description du paysage fait naître tant d'images en moi que j'ai presque envie de la transcrire à ma manière ; si tu vois où je veux en venir :D

    ps: merci de ne pas nous abandonnées donc ;)

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  2. bein oui je vois... quant à Pierre, t'inquiètes : il arrive !!

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  3. Avec tes descriptions, je vois très bien cette église, ce petit village... Dommage qu'il n'y ait pas de photo, mais nous l'imaginons, et c'est encore mieux finalement. :-)

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