vendredi 31 août 2018

Tranches de vie... ( 31 )

Après mûre réflexion, je vais poursuivre encore un peu...
nb : je parlerai principalement des personnes qui sont "parties" avec leurs prénoms, et j'éviterai de nommer certains qui vivent encore...


En 1950 et plus…
Les choses n’avaient pas grandement changées, en fait elles devaient là être à une certaine apogée. Les années de guerre étant pratiquement oubliées, les gens ayant beaucoup de travail dans tous les domaines, la vie allait son train tranquille et mes parents vivaient dans leur village, près de leur lieu de travail et bien que la vie fût dure, ils s’attachèrent finalement très jeunes à avoir un enfant, leur premier fils...
Mes parents, disais-je : ma maman, fille cadette de Louise et Joseph... la dernière, la plus gâtée, disait-on, et mon papa, deuxième fils de Rosalie et Pierre … une rencontre voulue, moins souhaitée, mais qui eut lieu dans ce début des « années 50 », le mariage qui faisait suite à des aventures d'adolescents, de bandes de jeunes, filles et fils d'ouvriers et vivant en « cité », à quelques pas de l'usine et dont les parents et familles travaillaient quasi tous dans cette grande cristallerie de village. Ils se sont rencontrés naturellement et se sont fréquentés vers la fin des années 40 et début des années 50...
Maman était très catholique et pratiquante. Rappelons-nous Joseph, le chantre, organiste, accompagnateur des curés pendant les prières et faisant sonner les trois « angélus » de la journée, voire plus pendant le mois de Marie !
Ah, le mois de Marie ! Tous les mois de mai ont été dans ces anciens villages lorrains des mois de grande activité virginale, on priait des « Je vous salue... » dans toutes circonstances et lors de tous les offices du jour. La tradition du « chapelet » du soir ( comme à Lourdes...), a été pratiquée jusque fin des années 80 peut-on dire. Tous les soirs à 6 heures, deux « servants de messe » ou encore des jeunes de la chorale des enfants, devenaient prieurs et l'assemblée, nombreuse, récitait le rosaire... c'était incroyablement naturel, et les jeunes ados de l'époque ne rechignaient en aucun cas pour endosser ce rôle de priant, même qu'il fallait s'habiller en aube et s'agenouiller pendant la durée des offices... j'y ai encore participé activement, de temps à autre contre ma volonté, mais tradition obligeait sinon punition à l'église et aussi à la maison... toutefois c'est un excellent souvenir, ma foi !
.../...
A très vite !

1 commentaire:

  1. Ah, le feuilleton reprend enfin ! Premier souvenir de la vie de l'enfant Doume.
    Jusqu'où ira-t-il dans ses confidences ?
    La suite au prochain numéro
    ;)

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