vendredi 15 mars 2019

Tranches de vie... ( 36 et dernière ! )

et voilà pour finir...


Cela devenait plus compliqué encore avec le latin, qu'il fallait savoir lire, prononcer et plus ou moins comprendre quand on allait à l'église, quand les prières récitées et les chants s'entremêlaient dans tous les sens. Mais quel bonheur, que d'avoir été attentif et docile à l'apprentissage, car une fois à l'école supérieure, au lycée par exemple, aucun problème pour apprendre et être en tête de classe dans ces matières là. Naître « bilingue » faisait de nous des trilingues en formation, ce que je veux dire par là c'est qu'en étant bilingue, il n'y avait que peu de difficulté à apprendre une langue supplémentaire comme l'anglais, voire l'espagnol ou l'italien, l'effort était moindre et beaucoup plus naturel. Papa m'a appris l'anglais de base assez vite dans mon enfance, car lui l'avait acquis en fréquentant certains soldats américains pendant les mois d'occupation, quand ayant entre 13 et 15 ans, il les amusait en leur jouant de l'accordéon dans leurs campements aux alentours de notre village.
Là encore, mises à part quelques anecdotes de ce genre, la période de guerre qu'ont connu mes parents n'a pas vraiment souvent trouvé de place dans leurs évocations... Mais cela ne gênait personne, en tous cas pas moi, et en famille nous avions beaucoup plus de plaisir à jouir du présent que de vivre avec le passé. La seule chose que j'aurai du trouver bizarre était le fait de comprendre la langue allemande et de pratiquer ce patois germanique et pourtant rien n'y fit et jusqu'à ce jour, je trouve cela fantastique d'avoir pû profiter de cette double culture pendant toute une vie et je fais tout pour que nos enfante te petits-enfants perpétuent dans ce sens.
En 1953, je me suis invité dans la vie de Pierre, Rosalie, Louise et de mes parents Aloyse et Marie-Antoinette. Mon grand-père Joseph était déjà parti dans l'au-delà, je ne l'ai donc pas connu et je dois dire que cela me manquait et je pense que d'une certaine façon mon éducation s'en est trouvée modifiée. « Oma Louise », « Oma Rosel » et « Opa Peter » m'ont carrément élevé à leur façon, sans que cela ne soit dérangeant ou vexant pour papa et maman. C'était une époque différente, les choses n'étaient pas encore dictées par les motifs économiques et commerciaux, la vie était plus tranquille et moins stressante.De ma petite enfance il ne reste que quelques bribes de souvenirs, comme par exemple que j'avais des long cheveux bouclés jusqu'à l'âge de trois, quatre ans, avant l'école maternelle. Et aussi... j'étais pendant au moins deux ans, comme on me l'a confirmé, plus ou moins habillé en « fille », ça c'est Marie-Antoinette qui en décidait. Elle m'habillait en jaune aussi, le plus souvent car c'était à la mode à Monaco et elle suivait de près les actualités de Grâce de Monaco... Il subsiste quelques photos de ce temps là ! En tous cas j'ai le souvenir d'avoir été gâté par ma maman et à fortiori par sa maman Louise et sa belle-maman Rosalie, qui elles participaient par le travail manuel à la réalisation de mes « accoutrements ».
Pour l'anecdote, il y a quelque temps maintenant, quand maman est partie, j'ai retrouvé mes boucles blondes et celles de mon frère dans une boite métallique dans le tiroir du buffet de salle à manger, fabriqué par Joseph. (ce dernier a depuis été emmené par le ramassage Emmaüs...)

Nous sommes le quinze Mars 2019, voilà pour ce qui est des choses que je souhaitais partager en restant le plus indirect possible, j'aurai certainement continué sous formes d'historiettes, d'anecdotes ou notes simples sur ce passé mais force est de constater que ce type d'écrits bien qu'étant lus par quelques-uns ou « unes » devrais-je dire, n'a pas vraiment de pouvoir pour entraîner un partage de sujet ou une discussion quelconque...

C'est en regrettant que certains et certaines de mes « amis » ou collègues blogueurs ne se sont jamais vraiment donné la peine de me manifester un semblant d'intérêt, que je vais donc clore cette série de notes sur mes « tranches de vie » en espérant que pour ceux qui ont suivi cela va rester une occasion de m'avoir un peu plus découvert !
A bientôt sur ce blog pour des notes plus banales peut-être... vu que cette banalité, (actualité puis-je dire aussi) a souvent plus de prise que le partage semblerait-il !,
Dominique F.
nb : publication partielle débutée en juin 2012, pour mes 59 ans....



samedi 9 mars 2019

Tranches de vie....( 35 )

Allez on continue....


Je me souviens de quelques uns d'entre eux...
Cela commençait lors du cortège, les belles voix de la famille s'accordaient avec celles des invités pour chanter les chants traditionnels de la région, le plus souvent en allemand, question de culture et d'origine.
Schoener, gruener, schoener,gruener Junfrauenkranz Juchee … !! quelques mots du chant le plus chanté à ces occasions, un bonheur d'avoir connu cela, les enfants accompagnaient le cortège en criant et sautant de joie, nous étions dans le grand début des « trente glorieuses » et c'était superbe et innoubliable pour beaucoup de jeunes de ma génération
Il faut là se souvenir de l'ex appartenance à l'Allemagne et de ce fait pas mal de traditions ont été engrangées et poursuivies longtemps dans ces villages. Il en est de même du patois lorrain / alsacien que l'on parlait couramment à cette époque là. Ceci se manifestait dans les livrets de chants dans l'église, les églises, on chantait indifféremment des chants en allemand ou en français, bien souvent le français étant traduit de l'allemand. Mais dans cette région frontalière c'était naturel, quasiment inné vu que en tant que gamins l'apprentissage des deux langues était automatique, bien que parler patois n'a que de très relatifs rapports avec la grammaire allemande, mais cela devenait aisé de parler et d'apprendre une fois qu'on le devait. Le vocabulaire parlé était souvent approximatif et beaucoup de mots dans la phrase sortaient soit en patois dans le phrasé français soit à l'opposé. Cela donnait de bien curieux mélanges qui laissaient béats les francophones qui écoutaient et de la même façon les germanophones qui du coup n'entendaient que la moité des phrases et expressions.
On lisait aussi les journaux en allemand, d'ailleurs, le « Républicain Lorrain » était édité dans les deux langues, il me semble même que la version allemande s'intitulait « France Journal ». Difficile donc pour ma génération de ne pas parler les deux langues usuelles car on se coupait du monde extérieur et de la culture, et c'est encore à ce jour quelque chose qui reste réalité et actualité, car certains sont encore confrontés à des grands-parents, des oncles et tantes qui n'ayant pas été à l'école « française » et qui du coup ont du mal à s'exprimer en face de leur descendance.
Il est vrai aussi que maintenant nos enfants et petits enfants, du fait de certaines volontés établies, n'ont plus aussi facilement accès à cet apprentissage de langues par la voie dialectale et cela me navre vraiment. Du coup il est moins aisé de parler le dialecte et aussi de pratiquer plus facilement l'allemand. Nos petites-filles bien qu'y mettant de la très bonne volonté ne se sentent plus capables de maîtriser et laisse tomber peu à peu face à l'apprentissage de l'anglais ou encore de langues bien peu utiles comme l'espagnol... mais là je me lance dans un débat qui restera plutôt stérile vu que la culture « française » doit prendre le dessus peu importe si une majorité incroyable ne lit plus le français déjà, et encore moins ne tentera un jour la lecture de Kant ou seulement Karl May en version originale...
/...
Les "conscrits"....
Voilà pour aujourd'hui, à très vite !

dimanche 3 mars 2019

Février vacances et activité...

Nous sommes allés en villégiature pendant quasi tout le mois de février et en avons profité pleinement. Soleil, marche, visites tout a été bien et nous voilà revenus pour voir pleuvoir, mais ce n'est pas grave... classer les photos, un peu de musculation et d'autres activités un peu culturelles et le temps passe, même s'il continue ici aussi à passer trop vite !
Juste une ou deux photos d'arbres qui ont fait leur effet sur notre santé physique et morale, et pour montrer qu'il faut aussi aimer ce que nous trouvons lors de nos balades. Nous avons pu marcher cinq à six kilomètres chaque jour sur tous types de terrains et en sommes ravis...
A très vite...


des Hêtres... centenaires...


Un pin Douglas de 44 m de haut et plus d'un mètre de diamètre,
100 ans...


3,33 mètres de circonférence...



et nous sommes près de notre ami de tous les jours à nouveau ...


vendredi 18 janvier 2019

Tranches de vie... ( 34 )

Allez, première 2019 ...
Petit rappel : pour lire l'ensemble des notes de Tranche de vie et ce dans l'ordre, clic sur le libellé "Tranches de vie" dans la colonne de droite ;-)


Aloyse et Marie-Antoinette se marièrent donc dans le village cristallier en juin 1952, comme on s'en doute, ce fut une sacrée fête, une fête de village, pendant laquelle rien n'était omis, l'enterrement de la vie de garçon, la « décoration » des maisons des époux, le chemin de foin, répandu de l'une à l'autre, la sérénade des conscrits et bien d'autres choses que beaucoup ont connues mais qui ne se pratiquent plus depuis fort longtemps. Après le mariage civil, le mariage religieux dans la bonne tradition catholique, la préparation au mariage par le curé, etc... En sortant de l'église, le jour des vœux de fidélité, la promesse du bonheur de toute une vie, les alliances, la famille et les amis organisaient le cortège dans le village, celui – ci était structuré et chacun y trouvait sa place. 
Pour aller à l'église ce sont les parents qui conduisaient la future mariée ( ce jour là c'est Pierre le frère aîné de maman qui tint le rôle...) et le futur marié, comme cela se pratique encore aujourd'hui. 
A la sortie, une fois mariés, les époux menaient le cortège, je n'ai jamais su si ma maman, fervente des mariages royaux, avait ou non porté une traîne pour sa robe de mariée ou si cette dernière, certainement confectionnée par maman Louise était toute simple.. ? 
Voilà un peu comment j'imagine, après avoir vécu cela plus souvent dans ma jeunesse et ma petite enfance, ce mariage d'un jeune musicien, tailleur de cristaux fils de Rosalie et Pierre et de sa femme, fille du village et catholique, fille du chantre Joseph et de Louise, qui allaient devenir mes parents.
Le cortège traversait une grande partie du village et ne passait pas inaperçu, la moitié des villageois le regardait défiler par la fenêtre et souvent applaudissait à son passage.
A la maison les tantes et amies des parents préparaient des plats, pour le coup je ne sais où s'est passé le repas, mais c'était certainement au « cercle » à côté du bistrot du village, et tous ces plats seront partagés longuement accompagnés de vins et dans l'ambiance des chants du jour.


Bonne fin de semaine....

samedi 12 janvier 2019

Une photo magnifique ...

Pour débuter 2019 : une photo de Dorothéa LANGE, comme promis il y a quelque temps ...

Bonne année !!


"migrant mother" (1936)

samedi 22 décembre 2018

Dernière pour l'année...

D'abord et pour être honnête je ne voulais plus rien publier cette année mais on ne change pas d'avis sans raison. Alors , je veux vous dire à quel point je suis heureux d'en être arrivé à bout de celle-ci !
Une santé bancale et irritante mais cela s'améliore, je "marche bien" de nouveau... des soucis côté de notre fille qui se bat avec mon héritage, le diabète,j'espère que cela va se stabiliser et que ses journées seront meilleures d'ici peu... son homme qui a un gros problème de "poumons"qui s'améliore mais nous inquiète... une de nos petites filles est très difficile, je souhaite à notre fils de trouver des clés pour la "rouvrir"... celles de son amie se "cherchent" à tour de rôle, là aussi on espère du mieux...
Tout un tas de choses de la vie qui sans ma Dodo n'auraient jamais été autant supportables, elle est indispensable... et c'est pour cette raison que toutes ces petites failles restent assez franchissables... et puis il y à les autres petites-filles, les musiciennes qui nous apportent joie et distraction, et en plus des satisfactions incroyables en classe, la deuxième du fils qui se découvre dans un monde virtuel mais reste les pieds sur terre...et puis le dernier, seul mâle entre les filles, i a passé le cap des trois ans et c'est la forme...
Bilan somme toute équilibré et nous pouvons nous en réjouir, alors bientôt nous tirerons un trait de fin d'année et sans trop de projections nous entrerons dans la nouvelle année !

Je pense à vous toutes et tous qui venez ici irrégulièrement, mais qui venez, je vous souhaite beaucoup de paix d'amour et de joies et espère vous retrouver d'ici quelques semaines...

MERCI particulier à Anne qui m'a fait parvenir un joli cadeau, c'est rare de rencontrer des personnes comme toi Anne !

A très bientôt



samedi 1 décembre 2018

Rouge le défi d'aujourd'hui....



A force de jaune voilà un vrai contraste et celui-là est très paisible....! Bon Samedi !

jeudi 22 novembre 2018

Tranches de vie... ( 33 )

Un peu de lecture ?...?


Pour ma part, j'ai assez peu de souvenirs de cela, aussi loin que je me rappelle, j'ai en tête la Peugeot 403 de Théo qui était déjà une belle voiture à l'époque et avec laquelle ils partaient quasi tous les samedi et dimanche pour animer les bals des fêtes de villages et des périodes de carnaval par exemple. Ils avaient des contrats et des engagements souvent pour deux à trois ans à venir et cela leur apportait pas mal de « beurre dans les épinards » comme disait papa. Toutes les semaines ils se retrouvaient, l'orchestre Rosita, alternativement chez l'un ou l'autre dans les appartements ou maisons pour les répétitions. Quand cela se passait chez nous, je me souviens que j'étais là, assis dans la caisse de l'accordéon de papa et tambourinant sur le couvercle, plus tard même chantonnant les refrains des morceaux toujours au top de l'actualité qu'ils reproduisaient lors de leurs apparitions.
Mon papa jouait de tête comme on dit, et après avoir entendu une chanson ou un morceau à la radio, le transistor orange qui trônait sur le frigo à la cuisine, il demandait souvent à maman de noter les paroles et c'était un vrai folklore quand la chanson passait de noter, il n'y avait pas de rewind ou autre de possible, (pour mémoire, le premier magnétophone à cassette je l'ai obtenu en cadeau exceptionnel en 62 avant d'entrer au lycée...) et les paroles n'étaient pas toujours conformes lors de la transcription mais en tous cas même incomplètes les interprétations devaient se faire dans l'actualité, les spectateurs et danseurs voulaient cela. Papa, lui, sifflait les mélodies pour les retenir, alors il y a eu des journées entières de sifflotement, jusqu'à ce que les morceaux devenaient interprétables par l'orchestre au complet. A ce moment là, ils n'avaient pas de sonorisation, ni de microphones pour leur orchestre : cela vint vers 1955, plus ou moins et c'était un ensemble micro et amplificateur à ampoules de chez « Echolette » une marque de pointe des 50's. 
J'ai encore de très bon souvenirs à ce sujet et je crois que j'aimais quand papa chantait avec sa voix douce et par moments très Rock'n Roll quand il chantait Presley, Anka ou même certains airs allemands repris dans ces années là par un certain Peter Krauss en Allemagne.
.../...

Et voilà...
nb : ma "production est un peu au ralenti ces derniers mois, mais je pense encore continuer un peu, alors à bientôt !
;o)


samedi 17 novembre 2018

Le château de la Petite Pierre

Suite de publication sur les châteaux d'Alsace...
A une vingtaine de kilomètres de chez nous, ce château trône dans la capitale de l'Alsace Bossue... et du Parc naturel des Vosges du Nord,
une localité qui mérite le détour...




Vue d'ensemble sur les alentours...



cette maisonnette dite "maison du païen" est un joyau à elle seule...

mercredi 7 novembre 2018

Ce blog a dix ans...

Je n'en reviens pas, c'est en parcourant le blog de Pastelle ce matin que je me suis demandé de quand datait ma première publication ici... étant donné que ce blog est mon troisième, en fait mon sixième mais j'ai plus ou moins arrêté de publier sur les autres. Elle date de septembre 03/2008.

"Remarquable" s'intitulait mon premier blog et il était né peu après l'élection de Sarkozy, vu que remarquable était un "gros" mot de son vocabulaire et j'avais dédié ce blog à ma Dodo qui réalisait (ce qu'elle fait toujours) de remarquables choses avec ses mains !
Puis il y a eu "Déja 2007" qui racontait beaucoup plus sur les aléas de notre vie et de nos rencontres et aussi de mes élucubrations sur certaines choses, comme la maladie entre autres et le boulot.... Ce dernier est moins alimenté mais je le maintiens en vie...
"Les yeux dans les cieux", un blog plus méditatif et rendant compte de ma foi en Dieu... peu, très peu fréquenté et laissé pour compte il y a quelque temps...
"Tranches de vie Domidoume", l'histoire de mes aîeux et la mienne, toujours en cours ici-même...
et quelques autres titres démarrés et abandonnés qui depuis ont été clos par l'hébergeur...

Ceci étant, je suis heureux de retrouver quasi tous mes anciens et anciennes fréquentations bloguestres ici et sur Déjà 2007, assez souvent et avec grand plaisir. Evidemment certains s'en sont allés rejoindre l'éternité déjà, d'autres ne reviennent plus ou m'ont oublié, d'autres facebookent comme des malades, (ce que je fais aussi, mais ce qui ne m'apporte pas grand chose en fait..et d'ailleurs je n'ai rien à vendre ou à communiquer sur ce média rapport à ma vie perso et mes proches, je le fais par quasi inadvertance et petit plaisir de récolter quelques (jaimeuh) ce qui semble-t'il réconforte... mais les règles de Fb sont un peu connes et on ne voit pas la moitié des choses publiés par nos ami(e)s !

Alors pour finir je souhaite un très bon anniversaire à mon blog, c'est pas rien 10 ans et j'espère trouver encore longtemps de quoi l'alimenter !!
Bises à tous !
Doume



vendredi 2 novembre 2018

Défifoto

Thème : Allée !!

(nota : c'était ma suggestion, merci pour le vote et la participation ! )


Quelques échantillons sélectionnés... une autre sélection suivra...

Bon vendredi








lundi 29 octobre 2018

Retour un peu prématuré de villégiature...

mais voilà une bonne chose cela continue la série...

Le château du Haut-Barr près Saverne !
Magnifique endroit propice aux balades...



samedi 13 octobre 2018

Face à face...

Un peu pour toi Anne, mais je trouve ce village superbe et surtout son église...
Tu t'en souviens je suppose ?


A très bientôt, la villégiature appelle...!

mardi 9 octobre 2018

Le chateau du Fleckenstein



La première en haut à gauche m'a servie d'avatar pendant des années sur les blogs etc...
Un "pouce levé" : tout va bien !!
Surprenant non ?

Bonne journée !!

jeudi 4 octobre 2018

Le chateau de Lichtenberg

Un cadre magnifique, une forêt de chataigners et une restauration très réussie qui profite à la culture à quelques kilomètres de l'Alsace Bossue...


lundi 1 octobre 2018

Ruine pour le Défifoto octobre...

Saint Ulrich sur les hauteurs de Ribeauvillé !

Voilà une de mes photos préférées réalisée au téléobjectif et assez réussie...
Dans le prochains jours je ferai un petit résumé photo des ruines de notre belle région.
Bonne journée !


mardi 25 septembre 2018

Tranches de vie...( 32 )

Et voilà la suite !


Donc ma maman, pratiquante à fond, s'est laissée entraîner en quelque sorte par le bel Aloyse, le dragueur musicien...
Ceci nécessite quelques explications...
Papa Aloyse, depuis son jeune âge, avait appris à jouer d'un instrument « complet » qui permettait d'entretenir une audience sans autre apport que de temps à autre la belle voix de crooner » qu'il domptait sans efforts particulier, c'était inné. Il avait, depuis l'âge de quinze, seize ans complètement apprivoisé l'instrument et en jouait avec beaucoup de maîtrise, quoiqu'il l'ait appris tout seul et à l'oreille ! L'accordéon musette de papa a résonné lors de toutes les fêtes de famille, même à la fin de la guerre quand les américains tournaient dans les forêts avoisinantes, pour la protection des habitants mais aussi pour les rencontres et partages avec cette population, les filles surtout... et donc Aloyse s'en donnait à cœur – joie pour amuser et faire danser la galerie, les américains l'avaient adopté et quasiment traîné avec eux pendant des semaines pour leur agrémenter la vie avec ses notes de musette. Il en a fait un second métier, de façon amateur, mais aurait avec un peu de chance lors d'un concours radio crochet, pu l'emporter face à Louis Ledrich professionnel très connu à l'époque, mais il n'en fut rien. Mais papa a créé son propre orchestre et a fini par devenir célèbre dans la région avec son orchestre qu'il baptisa « Rosita » ceci étant dû à l'air qu'il sifflait pour se faire reconnaître et entendre par maman... Il avait d'ailleurs un air destiné à chacun de la famille, mais le plus marquant était le « Rosita » avec lequel il se faisait remarquer auprès de Marie Antoinette, qu'il a bien vite baptisée « Manette » !
Pendant quelques années, l'orchestre Rosita qu'il avait monté a été très demandé et pour les bals des conscrits et aussi dans les salles de bal de la région et plus loin. Avec « Théo », René et Victor (Vickes) ils ont sillonné la région en transportant leurs instruments dans des « Isetta » petits véhicules à 3 roues de la marque Rivolta italienne qui a été rachetée plus tard par BMW... On entrait en soulevant tout l'avant de la voiture(rette) c'était très amusant, il fallait remettre le volant en place avant de démarrer, si mes quelques souvenirs sont exacts.
/...

vendredi 31 août 2018

Tranches de vie... ( 31 )

Après mûre réflexion, je vais poursuivre encore un peu...
nb : je parlerai principalement des personnes qui sont "parties" avec leurs prénoms, et j'éviterai de nommer certains qui vivent encore...


En 1950 et plus…
Les choses n’avaient pas grandement changées, en fait elles devaient là être à une certaine apogée. Les années de guerre étant pratiquement oubliées, les gens ayant beaucoup de travail dans tous les domaines, la vie allait son train tranquille et mes parents vivaient dans leur village, près de leur lieu de travail et bien que la vie fût dure, ils s’attachèrent finalement très jeunes à avoir un enfant, leur premier fils...
Mes parents, disais-je : ma maman, fille cadette de Louise et Joseph... la dernière, la plus gâtée, disait-on, et mon papa, deuxième fils de Rosalie et Pierre … une rencontre voulue, moins souhaitée, mais qui eut lieu dans ce début des « années 50 », le mariage qui faisait suite à des aventures d'adolescents, de bandes de jeunes, filles et fils d'ouvriers et vivant en « cité », à quelques pas de l'usine et dont les parents et familles travaillaient quasi tous dans cette grande cristallerie de village. Ils se sont rencontrés naturellement et se sont fréquentés vers la fin des années 40 et début des années 50...
Maman était très catholique et pratiquante. Rappelons-nous Joseph, le chantre, organiste, accompagnateur des curés pendant les prières et faisant sonner les trois « angélus » de la journée, voire plus pendant le mois de Marie !
Ah, le mois de Marie ! Tous les mois de mai ont été dans ces anciens villages lorrains des mois de grande activité virginale, on priait des « Je vous salue... » dans toutes circonstances et lors de tous les offices du jour. La tradition du « chapelet » du soir ( comme à Lourdes...), a été pratiquée jusque fin des années 80 peut-on dire. Tous les soirs à 6 heures, deux « servants de messe » ou encore des jeunes de la chorale des enfants, devenaient prieurs et l'assemblée, nombreuse, récitait le rosaire... c'était incroyablement naturel, et les jeunes ados de l'époque ne rechignaient en aucun cas pour endosser ce rôle de priant, même qu'il fallait s'habiller en aube et s'agenouiller pendant la durée des offices... j'y ai encore participé activement, de temps à autre contre ma volonté, mais tradition obligeait sinon punition à l'église et aussi à la maison... toutefois c'est un excellent souvenir, ma foi !
.../...
A très vite !

lundi 27 août 2018

Surprise de vacances et repos....

Eh bien cela va faire quelques semaines que je vous ai laissés, en tous cas ici...

Surprise oui !
Comme beaucoup le savent je suis un cruciverbiste acharné mots croisés, fléchés etc... et quelle ne fut ma surprise de tomber sur une grille pendant mes congés et comme jamais j'ai vraiment séché et la raison : le sujet "les femmes photographes" m'a laissé coi !!
A part les noms ressortant par les mots trouvés rien ne m'inspirait !
Alors pour que cette grosse lacune dans mes connaissances soit pardonnée, je vous partage la grille et regardez aux définitions en jaune... ce n'était pas évident et/ou facile...

Oui, j'avoue que j'aurais pu l'effacer mais les vrais cruciverbistes parmi vous sauront occulter les solutions... n'est-t'il pas ?

Je promets de citer ces photographes à l'avenir et de montrer certaines de leurs photos... si possible à cause du copyright, mais vous pouvez consulter le web est plein.. j'espère seulement ne pas être le seul dans mon cas et que certains avoueront que même s'ils ont des références elles ne sont certainement pas complètes ...

A très vite !
D.


mardi 31 juillet 2018

Peu après l'éclipse ...

Mal placé pendant l'éclipse des jours derniers, j'ai pu faire une photo tout juste après...

la voici !


jeudi 28 juin 2018

Bonnes vacances !


On se retrouvera bientôt !!!
Bises

https://vimeo.com/275821090

en espérant que le lien fonctionnera....


juste pour la "voisine"... c'était pour Défifoto : thème "Bois" ....

;o)



lundi 18 juin 2018

TROIS ans...

Pas vraiment prêt d'oublier !
Tu me manques vraiment mon pot' !!!

Bon anniversaire !

Aux souvenirs heureux, et tu l'as promis, tu m'attends !


vendredi 15 juin 2018

Vivement l'été !!

Depuis deux jours les cieux gris nous entourant on finirait par regretter les superbes couchers de soleil des dernières semaines...



Bon vendredi et bonne fin de semaine !

lundi 11 juin 2018

Juste une envie...

de vous dire  : à demain...!!

Mais que d'heures passées à la fenêtre éclairé par sa belle lumière or et attentif à ce qui m'entourre... que de pensées à ses côtés et que d'heures de réflexion dans son halo... et là demain elle me dira : ???

 .../...



Bonne nuit

D.

lundi 28 mai 2018

Tranches de vie... ( 30 )

et voilà la suite...

Il faut aussi en parler...


Les années de la deuxième guerre mondiale n'ont pas été très bien vécues par mes grands -parents et mes parents, je ne vais donc pas m'étaler et le peu qu'ils m'ont raconté ne servirait pas à éclairer mes souvenirs plus que nécessaire, il faut juste savoir que ce ne fût pas facile, que pour survivre il fallait glaner dans les champs et chercher, je dis bien chercher à ramasser du bois pour chauffer et cuisiner, souvent juste des pommes de terre difficilement plantées dans les jardins autour des appartements d'usine... l'usine elle tournait au ralenti mais a elle aussi bien survécu et est repartie de plus belle ensuite.
Quelques oncles et tantes du côté de papa, la famille du « Klotz », Aloyse, le frère de Rosalie, se sont expatriés vers le Pays Haut en Lorraine pour aller travailler dans les aciéries, du côté de Hayange, Rombas, Amnéville, là où les hauts-fourneaux fournissaient du travail, ils ont connu la réussite et dans les années 60 j'ai pu fréquenter mes cousins nés là-bas, loin de la terre des anciens de la famille, aucun d'eux n'a jamais voulu revenir vivre dans le Bitcherland ! Ils avaient trouvé une nouvelle région d'adoption. Il en fût de même pour certains cousins de maman, avec lesquels nous n'avons pas relié de plus proches fréquentations.
Une partie de la famille de ma tante Thérèse et oncle Victor y est allée elle aussi. Nous les avons retrouvés de temps à autre lors des fêtes de famille, comme les communions ou encore lors des enterrements. Mon père, lui a aussi essayé après sa période d'armée, d'y aller travailler mais s'est très vite rendu compte que loin de son amoureuse il ne tiendrait pas. Il est donc revenu et est entré à l'usine pour devenir « tailleur sur cristaux », un métier qui le rendait fier, et moi aussi, je me souviens du plaisir que je prenais à le noter sur les formulaires, bien plus tard quand j'étais à l'école et au lycée...
Pour ce qui est de son séjour à l'armée, je n'ai pas souvenir qu'il en parlait beaucoup, et je ne peux pas dire réellement ( et plus personne ne saurait le confirmer) mais le mariage avait déjà eu lieu avec Marie-Antoinette, pendant ces années je pense. (1952) Ce que je sais et quelques vestiges de papiers le confirment, c'est qu'il a été chauffeur de gradés et qu'il avait ainsi obtenu tous les permis de conduire existants, pour l'anecdote il aurait pu faire transcrire le tout pour le « civil » mais s'y est pris trop tard et fin des années 50, il a dû repasser tous ces permis quand il a pu s'acheter sa première voiture à quatre roues, une « Dauphine » rouge et crème qu'il a conduit avec fierté pendant quelques années...
Les traditions familiales, la pratique religieuse, le travail à l'usine, les vacations quotidiennes des anciens de ma famille reprirent après les années difficiles et les rituels de vie, les us et coutumes du village reprirent le dessus, mais je vais rapporter cela au contemporain, à mes souvenirs de gamin, période des « années glorieuses » que j’ai eu bonheur et gratitude de pouvoir vivre.
Bonne lecture et au mois prochain !

Rosalie et Pierre 1955

dimanche 20 mai 2018

Fête Dieu dans le village de Louise, Joseph, Rosalie, Pierre... mon village !!

photos très actuelles... et cela a lieu tous les deux ans, i.e. cette année en juin !
Pour compléter mon commentaire sur mes "Tranches de vie..."
Merci de votre intérêt
Bisous Anne !!











vendredi 18 mai 2018

Tranches de vie...( 29 )

Bonne fin de semaine et bonne lecture...


Tous ces ingrédients sévèrement surveillés par les deux ou trois « artistes » tapissiers du village qui allaient en faire des merveilles ! Des tapisseries en sciure ou fleurs , mosaïques ou thèmes comme la communion, l’Esprit, le vin, le raisin surtout, le pain, etc… toutes ces thématiques bibliques connues de chacun, que l’on allait retrouver sur le sol juste devant ces autels d’un jour. Remarquables tableaux d’un jour, d’une beauté et d’une perfection rare… cela ne pouvait que susciter l’admiration !
Notez que, ce qui, par la suite, une fois que j’ai personnellement connu cette tradition, me mettait dans une rogne incroyable quand le curé, les servants de messe les piétinaient en n’ayant aucun respect pour ces œuvres d’art, souvent je traînais après le passage de la procession et je remettais tant bien que mal fleurs et couleurs en état, du mieux que je le pouvais…
C’était grandiose, croyez moi, une des fêtes et cérémonies dont je ne peux épurer ma mémoire, et par un miracle, cela a recommencé sous une forme un peu plus réduite, depuis le début des années Deux-mille.(je reviendrais sur le sujet...)
Revenons aux mœurs et coutumes. En ces temps- d’après guerre la croyance, catholique, pour ce qui concerne nos familles, était au plus fort. Ce dimanche de la Fête Dieu il y a eu jusqu’à six voire sept autels construits spécialement pour cette journée et répartis dans le village sur toute sa longueur et largeur, il y en avait un de construit au sein même de l’usine.
Après avoir défilé en martelant les tambours, grand-père Pierre rentrait vite chez Rosalie et après une petite collation repartait pour rejoindre l’ensemble de l’harmonie qui allait être en tête de la « procession, puis, menée par le « garde suisse et deux servants de messe qui portaient les lanternes puis ceux qui étaient à la tâche du port de la « croix » de l’encensoir et du bénitier, suivait le « ciel » ( de Himmel !) , le « dais » de couleur dorée et avec des plumes disposés sur ses angles et au centre…, porté par les « pompiers volontaires » du village, en uniforme de parade, et derrière lequel prenaient la file , la chorale et le chantre, donc en l’occurrence comme je le mentionnais déjà, c’était la place de mon grand-père Joseph… du temps de son vivant.
Quelques années plus tard mon papa, Aloyse, était en belle place car pour les hymnes, chantés lors de la traversée du village, ce fût lui qui les entonna quelques années durant…. Pange lingua, Te Deum, Tantum ergo, de belles pièces chorales à quatre voix… qui étaient, à chaque arrêt devant les autels-reposoirs reprises, de façon répétitive mais pas du tout lassante, par les fidèles et la chorale.

jeudi 10 mai 2018

Tranches de vie ... ( 28 )

Me revoilà...bonne lecture !


La famille de Pierre...
Sans faire de comparaison avec Louise et Joseph, je ne saurai le faire d'ailleurs, tant je n’ai pas assez d’informations sur leur passé, Pierre et Rosalie menèrent une vie de couple ouvrier dans un village en pleine expansion après une guerre dévastatrice pour tout le monde. Et on s’y accrochait de toutes ses forces. Une fois fini le travail il fallait aller en forêt couper du bois, des stères et des stères de bois que Pierre abattait, car il le faisait aussi pour d’autres et pour gagner quelques sous supplémentaires et garnir les casseroles surtout le dimanche. Pierre et Rosalie aidaient aussi le boucher quelques fois quand ce dernier était en pleine saison de charcuterie. Mais voilà, Rosalie fût à nouveau enceinte et un deuxième fils, Aloyse, en fût le fruit. Leur autre fils s'appelait Joseph, qui aura, lui aussi trois enfants avec son épouse , un garçon et deux filles...
Pierre, qui était musicien, en quelque sorte, oui et même moi je m’en souviens, adorait tambouriner sur le coin d’une table, ou sur un seau, ou encore faisait mine de jouer du tambour avec des bouts de bois coupés, qui servaient afin de faire le premier feu du matin… Il aimait, disait-il et ce n’est que naturellement qu’un jour il a rejoint la troupe de l’harmonie des cristalleries du village. Voilà une activité qui était une sorte d’institution au même titre que les chorales des grands et des petits à l’église…
Quasi chacune des familles dans le village a fourni et le fait encore des membres à vie de ces ensembles. D’autres, moins musicaux devenaient servants de messe ou encore pompier volontaire, mais l’usage le voulait et c’était pour tout le monde une sorte d’obligation de vocation.
Le jour de la Fête Dieu, Pierre était sur son trente et un. Rosalie lui repassait son uniforme de l’harmonie de la cristallerie et dès l’Angélus du matin, Pierre s’apprêtait pour le défilé des tambours au travers de tout le village.
Bien plus tôt le matin, d’autres personnes du village avaient été faucher de l’herbe haute, qui se devait d’être fraîche, pour ensuite la semer en grandes fourchées sur la route du haut des charrettes tirées par les bœufs (et plus tard les tracteurs). D’ autres coupaient des branchages de châtaigniers et de bouleaux pour aller les dresser le long de la route qui traversait le village et menait au travers de l’usine, en conduisant finalement à l’église en pierre rose tout en haut de la colline la plus haute du village. Des drapeaux jaunes et blancs, tout comme des banderoles identiques, servaient à les décorer, à la plus grande joie des tout petits, qui souvent avaient le droit de les « arracher » et de les garder pour eux…
Les plus doués, côté artistique, avaient préparé dans la semaine des seaux remplis de sciure de bois coloriée afin de faire ce qui était une particularité du village, cela se pratiquait ailleurs aussi, mais là c’était quoique l’on en dise « différent ». Les femmes surtout cueillaient les fleurs de roses, d’asters et de dahlias qu’elles avaient fait pousser avec amour tout le printemps durant. Les genêts faisaient aussi partie de leur récolte matinale ainsi que les marguerites... Une « armée de fourmis » s’affairait dans et autour du village et pour dix heures tout devait être achevé !
(à suivre...)


jeudi 19 avril 2018

Tranches de vie... ( 27 )

Il fait trop beau dehors... pour être dedans... mais comme nous allons aller en villégiature, une dernière publication avant mi-mai... Bonne lecture et à très bientôt !


La famille de Joseph
Tout ce que sa fille Marie Antoinette m’a dit c’est qu’elle avait eu un papa extraordinaire. Elle le vénérait . Joseph était bon et généreux, il ne pensait jamais à soi, c’était toujours les autres qu’il mettait en avant.
Il aimait ses trois enfants et chérissait sa Louise, il lui réalisait plein de belles choses en ébénisterie, un coffre à tricot et broderie avec des incrustations de perles, de bouts de cristal taillés, de miroirs et de petits clous de décoration, un peu de marqueterie aussi et de bois taillé. Il s’était mis aussi à fabriquer des meubles. Chaque enfant aurait pour son mariage au moins une « salle à manger », soit table et chaises d’ ébénisterie et un vaisselier bahut de très grande taille. Les portes de ces derniers étaient décorées avec des motifs ciselés et réalisés manuellement collés ensuite sur les portes, un de ses buffets comportait même des panneaux entièrement ciselés dans la masse, mais cela devait être un travail pharamineux et Joseph, avec l’âge, était devenu maladif et peu résistant.
Cela ne l’empêchait pas de vaquer à ses occupations favorites de chantre et de papa. Il emmenait Marie Antoinette et Marie Thérèse, l'aînée des filles, quand il allait à l’office du matin, vers six heures, et ensuite ces dernières l’aidaient à ranger les prie-Dieu et les bancs avant de s’en retourner et d’aller à l’école. Pierre, le fils de Louise et Joseph était assez timide et secret…il ne le resta pas autant , mais cela plus tard…
Une anecdote parmi d’autres pour finir de parler de Joseph. Pendant les années de guerre 39-45, notre village a été au centre des bombardements lors de l’affrontement entre les allemands et les américains venus pour délivrer les villages occupés . Tous les jours pendant quelques semaines, le village était arrosé d’obus qui étaient tirés d’un versant à l’autre du village et les habitants restaient quasi tous reclus dans les caves en gré rouge derrière les maisons du village… l’usine elle était à l’arrêt bien sûr faute d’approvisionnement et aussi par manque d’argent. Beaucoup de jeunes et plus vieux avaient été enrôlés dans les armées, allemandes mais Joseph lui, tous les jours s’adonnait à son rituel et allait non seulement sonner les cloches mais aussi allait prier souvent avec le curé.
Un jour, dans l’après-midi, à l’arrière du presbytère le curé et Joseph marchaient en priant le bréviaire ensemble, soudain les bombes ont fusé, l’une d’elle tombant et explosant à quelques dizaines de mètres de l’endroit. Ni Joseph, ni le curé n’ont eu de réaction. Le mortier explosât, et... un éclat fusa et traversa les mains ouvertes du curé tenant le bréviaire ouvert et rasant l’oreille de Joseph, siffla en se fichant dans un arbre voisin : dans notre famille, ce « bréviaire » est devenu relique, un cousin, fils de Pierre, le garde précieusement ! ( d’ailleurs c’est aussi ce dernier qui a gardé et pris soin de l’harmonium de Joseph…). Nous sommes tous d’avis dans la famille que ce jour là il y eût un vrai miracle et que ce sont certainement les prières qui ont sauvé les deux protagonistes de cette « anecdote »… Le bréviaire brûlé et traversé par l’éclat d ‘obus en est une preuve !!!
Le reste du temps, Joseph comme déjà dit, s’occupait à travailler dur et il ne faisait pas attention à lui mais seulement à sa famille (sacrée) et voulait gâter tout le monde mais dans la décence et le respect de la « religion ».
Ainsi, la famille allait bien et tout se déroulait dans la tranquillité villageoise. Joseph et Louise étaient respectés et s’adonnaient souvent, très souvent à faire le bien autour d’eux et de leurs enfants, car il devait « rester quelque marque » de leur passage : mais un beau jour, Joseph, après une courte maladie, et une occlusion intestinale, mourut au grand regret de tous ses proches et comme on dit : beaucoup trop jeune, à peine la quarantaine !
Une vie trop courte et certainement inachevée pour ce rêveur et perfectionniste, je ne sais si quelqu’un a pris réellement sa succession, ou si au moins l’un d’entre nous, ses descendants, a en lui ces qualités qui en ont fait une personne « unique » que bien entendu, qui que ce soit aurait eu grande envie de fréquenter.
Avec son frère et sa soeur, ma tante Thérèse et Pierre mon oncle, ma maman, Marie-Antoinette, n’a pas eu la chance de voir son papa rester bien longtemps avec elle, et, je le disais déjà, je n’ai pas eu le bonheur d’avoir connu mon grand-père maternel Joseph.
.../...




mardi 10 avril 2018

Tranches de vie... ( 26 )

après un weekend de printemps formidable revenons à nos moutons...



Joseph, à court de travail, partit aussi « s’ exiler » pour travailler en Meuse, dans le Haut-Rhin, du côté des frontières où l'on trouvait du travail mieux rémunéré que dans l'usine, pendant et peu après les années de la deuxième guerre et souvent il écrivait « simplement » à Louise et ses enfants pour leur dire son amour paternel et ses pensées affectueuses de mari et de papa lointain… Quelques écrits de ce type, souvent des cartes postales en noir et blanc, dont le texte était pratiquement toujours rédigé en langue allemande car c'était ainsi dans cette Lorraine ballottée, sont toujours dans ma « boite famille » dans la bibliothèque…
Après cette guerre, son fils et ses filles n'ayant pas été épargnés dans leur mental et touchés par les difficultés financières entre autres, il continua à forger avec Louise leur « forte » éducation religieuse tout en finissant de « construire cette réplique de Bethléem et de Jérusalem pour les intégrer au projet de « crèche » pour son exposition lors des fêtes de Noël dans cette belle et nouvelle église (cathédrale) du village.
Il réalisât ainsi le temple, avec son rideau rouge et sa coupole, au fond de l’ensemble, les « tables de la loi » étaient représentées et mises en valeur. Il construisit le palais de Pilate, l’une ou l’autre réplique de « bâtisse » que lui suggéraient les livres et documentations qu’il lisait et reproduisait… Pour finir l’étable devait être grande et serait à l’avant de l’ensemble. Les maquettes trôneraient sur plusieurs hauteurs et le « papier rocher » et les sapins de petite taille et quelque arbustes à feuilles caduc représenteraient les environs. Pour les personnages il les choisirent ensemble avec le curé et les représentants du « conseil de fabrique »… Il y aurait des animaux, des moutons de tailles différentes, des chameaux.. eh oui, un âne, un bœuf et puis tous les personnages : Marie, Joseph, Jésus bébé sur la paille dans une crèche, et puis les bergers, les rois mages, tous les visiteurs… et ensuite les anges… ces figurines en plâtre et en bois, des santons, bien que leur tailles étaient assimilables à des statuettes...
On réalisait, sur des tréteaux, des échafaudages, et des morceaux de bois, planches et poutres, une reconstitution paysagère en trois dimensions de ce qu’il imaginait avec l’aide de ses collègues, et qui prenait place un mois avant Noël dans le chœur gauche – celui, consacré à Marie, le chœur opposé l’était à Joseph… dans la nef de l'église. Il y avait des collines, on installait des sapins coupés dans la forêt, des grandes plaques de miroir figuraient les étangs, les lacs, des ponts en bois enjambaient des rivières en papier brillant, en fin de compte on n'avait aucun mal à croire que cela ressemblait vraiment au pays de Jésus... et à l'environnement de la nuit de la nativité. Pour aider, à l'éclairage de l'ensemble on se servait de lanternes au début. Par la suite des lumières électriques furent installées. Une « tirelire » humaine, un page de couleur servait à recueillir quelques sous et l'ensemble s'éclairait, c'est toujours pareil aujourd'hui, et il faut remercier les jeunes qui avec certains anciens qui s'appliquent ensemble, encore tous les ans, pour faire « survivre » cette coutume. Merci à eux pour leur passion et travail d'entretien et bien évidemment : Merci à Joseph !
Voilà qui rapporte un peu plus en détail ce que l'on m'a rapporté sur cette réalisation osée et réussie de mon grand - père Joseph !


photo ajoutée qui montre l 'environnement de la "crèche" , les palais et demeurres imaginées par Joseph...et l'orgue des débuts de Joseph en partie, la vierge de l'autel ainsi qu' une bonne partie de l'aménagement... il y en a d'autres, je les publierai vers Noël cette année...

nb : ce weekend nous avons été dans le village et mon ami JCD y exposait quelques anciennes photos, j'ai appris quelque chose de nouveau, nous avons habité à deux endroits du village, le premier en face de l'usine, j'en ai déjà parlé... mais je ne savais pas que notre deuxième logement, celui de l'ancienne école primaire se trouvait face au bâtiment et à la placette d' ancienne mairie et donc aussi de l'ancienne église du village réhabilitée en mairie lors de la construction de la "cathédrale" dont il est question dans mes "tranches de vie..."

Bonne semaine